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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 11:08

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Envole-toi bel ange

Envole-toi sur les ailes de ton plaisir

Sous les ailes de mon désir. 

 

De tes ailes en cire, tu brûleras mes vices

tu succomberas à mes sévices

tu t'abîmeras sous mes délices.

 

Envole-moi bel ange

sur le chemin des tentations

pour faire des nos âmes une belle union

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 02:01

silence

Me voilà éduite à rien...

Cris silencieux qui ne dépasseront pas mes doigts qui glissent sur ce clavier.

Silence de la soumise qui n'est plus.

Silence de la femme qui n'est pas. 

Silence de quelques jours pour toujours

Silence de mon amour en-fumer

Murer dans mes maux invincibles

Emmurer dans mes mots trop visibles.

Se taire pour vivre. 

Me taire pour repartir.

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 11:41

J’étais là à attendre, adossée contre le mur, à compter les moutons pour passer le temps. J’attendais, mais j’attendais qui ? Je ne le savais pas. Tout ce que m’avait dit Mon Maître était qu’une personne me donnerait une enveloppe et que je me devrais de le suivre.

Mais qui était cette personne, un homme ? Une femme ? Qu’allait-elle me faire, qu’allait-il se passer ? Je commençais à me poser des questions, une fourbe angoisse montait en moi. Il m’avait planté là, à moitié à poil, sans autre forme de procès. Allait-il revenir… Si oui je lui arrache ses bijoux de famille, non mais pour qui se prend- il ? Une p…

L’enveloppe était sous mon nez, au bout d’une main. La main d’un homme, belle, attirante, manucurée. La main d’un homme qui prend soin de lui, mais pas la main de Mon Maître.

J’ai pris une grande inspiration, afin de calmée la colère qui sourdait dans ma tête. J’ai pris une grande inspiration et l’enveloppe tendu sans relever la tête. Je ne sais pas si j’ai le droit de le voir… Après la colère c’est une fugace solitude qui me transperce. J’aimerais qu’il soit là avec moi, à mes côtés, me dire ce que je dois faire, me prendre la main, me guider. Je dois me reprendre, pour Lui, pour moi… Et même pour cet inconnu.

Orphée, je vais l’appeler comme ça, puisque pas de nom, pas de parole, juste sa personne qui se retourne, son dos qui s’éloigne. Et moi telle Eurydice, je m’engage dans son pas.

Il émane d’Orphée une force tranquille, il sait que je le suis, il n’a pas besoin de regarder par-dessus son épaule pour vérifier. Il sait, point.

Grand, d’une carrure qui en impose, brun, une démarche souple, étrangement féline pour sa morphologie. J’ai l’impression qu’il survole le tapis épais, plus qu’il ne marche dessus. Cet homme me fascine, son verso m’aspire. Je n’ai plus de question, plus de doute. Juste lui.  Mon Maître savait très bien ce qu’Orphée allait provoquer en moi, il me connait, il est si souvent en moi…

Au moment où il s’arrête devant la porte 666, j’ai failli exploser de rire. Jamais un hôtel ne donnerait ce numéro-là à une chambre, tout comme il n’y a pas de 13. Ils avaient changé le numéro de la chambre, je dis bien ils au pluriel, ils étaient de connivence Mon Maitre et Orphée. J’allais pénétrer dans l’antre du mal…femme-nue-dos-glenn-michel.jpg

Quand Orphée ouvre la porte, il se retourne pour la première fois sur moi et pour la première fois, il me parle. « Que ton Maître soit fière de toi… Entres, agenouilles-toi, jambes écartées, chatte offerte, bras levés »

Je m’exécute aussitôt. A genoux dos à lui, j’entends des bruits feutrés, certainement des clients de l’hôtel qui passe dans le couloir. Je ne peux pas le voir, mais Orphée a laissé la porte ouvert, je le sens, pourquoi je ne le sais pas, mais je ne me retourne pas, ni pour voir s’il est là, ni pour la refermer.

Je reste là, regarde devant moi… des bougies joliment installées font des ombres dansantes au gré de la musique de l’air. Elles me laissent à voir des cordes, des chaînes et tout un lot d’instrument que je ne peux pas bien regarder. ..

Seul manque Orphée… Ou alors il est dans mon dos, ne faisant pas de bruit, ne respirant pas, me regardant de l’angle de la porte, observant le moindre de mes mouvements. 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 23:59

Il m'a envoyé un message, de simples mots s'affichant sur mon téléphone.  "attends moi nue, assisse sur ton lit. J'arrive !".  Nul besoin de répondre, il sait que je vais être là où il me demande d'être. 

Quand il entre chez moi, il tient une boite sous le bras. Je ne verrai pas ce qu'il y a dedans. Il la pose à terre et prend le bandeau qui est en permanence à sa disposition. Tout en me le nouant autour des yeux, il me glisse à l'oreille "Ce soir, c'est moi qui t'habille". Surprise de ma part, "comme vous le souhaitez" sera la seule réponse. Il n'est pas loin, je l'entends, il fouille dans mon armoire. Je comprends qu'il cherche quelque chose de précis, lui demande s'il veut que je l'aide. "Non, j'ai trouvé" me dit il, alors qu'il jette à mes côtés sa découverte.

Je ne sais toujours pas ce qu'il va faire de moi. Ca m'amuse, me fait sourire. Le voilà maintenant qu'il ouvre la boite avec laquelle il est arrivé. Je ne saisie que le bruit du papier de soie, mais ce bruissement me procure un léger frisson.  

Pour la première fois depuis que nous nous connaissons, il se met à mes genoux. Quand il prend mon pied dans ses mains, j'en suis surprise. Que va t il faire, me faire. 

Alors qu'il glisse un de mes pied, puis l'autre, dans un cuir souple. Il me demande de me lever. Quand je m'exécute, je ne suis pas dans un premier temps très stable. Les talons sont hauts, très hauts, et fins, très fins. Alors que je sens remonter le long des cuisses la fermeture éclair, avec la même lenteur qu'il prend par moment pour me déshabiller, l'excitation monte en moi. Le froid du métal contre ma peau mord la chair. Elles sont longues ces bottes. 'Oui, me dit il, ce sont des cuissardes. celles que nous avons vu ensemble. Tu sais maintenant exactement ce qu'il va t'arriver"

De part ses mots et ses gestes, il me prend d'une tout autre façon, il me fait poupée, sa poupée, sa chose.

Quand il a prit mon pied botté dans sa main, je ne sais pas ce qu'il m'a prit. Ces cuissardes me transforment. Je le repousse d'un coup sur l'épaule. Il se retrouve allongé sur le dos, mon talon sur les bourses, la semelle qui appui sur sn sexe, mon regard fixé dans le sien. Si j'appuie et j'appuie, il grimace, souffre. Je peux voir la peur dans ss yeux, il peut lire ma jouissance de l'avoir à porter de chaussures. Je veux le voir, l'entendre me dire, me supplier d'arrêter.

Quand je sens un lien en cuir m'étreindre le haut de la cuisse, il me glisse à l'oreille "N'y pense surtout pas!". Comme souvent, il est dans ma tête, comme souvent, j'ai laissé mon esprit divaguer. Et comme toujours, je sais que mes pensées vont me valoir une punition. "Je verrai plus tard ce que je fais de toi. Ce soir, tu serras amazone. Seul le cuir sur ta cuisse t'entravera à moi !"

Vêtue d'un pull assez long, d'un chapeau et de mes fameuses cuissardes, il m'embarque dans sa voiture et me lâche devant un hôtel. Durant le trajet, pas de paroles échangées entre nous, il me dit uniquement, avant que je ne descende "3ème étage, ne prends pas l'ascenseur. Attends dans le couloir, le temps qu'il faudra. Un homme te tendra une enveloppe. Ne pose aucune question et suis le".

Quand, je traverse le hall et monte les escalier, un sentiment de puissance est en moi... Ces cuissardes font de ma personne la chasseresse qu'il souhaite. Les regards qui passent sur moi alors qu'adossée au mur j'attends, ne m'atteignent pas. Au contraire, je les provoque dans ma posture. Seul, l'homme choisit peut m'approcher...

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 11:34

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Dépose ma vie
Repose moi une minute

 

 

 

@Photo Arnaud Delemazure 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 10:40

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Elle a pour seul Maître l'Ombre
Abandonnée, offerte, il la pare de mille marques,
A jamais les mêmes, toujours sur elle.

Au fil de sa vie, enluminée, il la fait sienne,
Pour la nuit venue, l'envelopper de toute sa présence.

 

 

 

 

@ photo Micky Clément

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 19:46

Et voila, comme souvent, j'ai rendez vous et je m'y prends à la dernière minute. Je m'étais bien jurée hier de me lever tôt. Mais non, rien n'y fait, même cette nouvelle leçon avec mon pro-fesseur, n'arrive pas à me faire bouger plus vite. La préparation à ces rencontres dure quelques heures, je le sais pourtant. 

Bref, je suis en retard, mais j'ai suivi ces ordres. Nue sous un manteau, juste des bas. Dans mon sac, le matériel que tout bon élève se doit de posséder et des habits pour l'après. J'y ai rajouté un cadeau pour lui. Une de ces demande pour l'avenir, il ne sait pas que je me le suis procurée, tout comme je sais qu'il ne l'utilisera pas ce jour. Un fouet ne se manie pas sans en avoir prit connaissance. Je pars presque à l'heure, mais les transports s'amusent avec moi. Le bus que je prends pour arriver chez lui est, aussi en retard. Un SMS : "j'aurai 10 minutes de retard, m'acceptez vous toujours ?". Notre temps étant compté, autant lui demander. La réponse ne se fait pas tarder : "Vous en payerez le prix ! Arrivez !"

Les choses sont claires. Me voici nue sous mon imper, en bas d'une cité pas terriblement bien famée. Il fait du vent, mon manteau s'ouvre et je ne sais pas trop ce qui m'attend. Autant être droite dans ces bottes, ou plus exactement sur mes talons aiguilles. Lunettes de soleil sur le nez, le bus arrive enfin, je monte, y trouve une place. Et, il faut bien le dire, je snobe la fille en face qui me regarde comme si j'étais une extraterrestre. C'est elle aperçue de ma presque nudité ? Je m'en fous en fait, je suis toute aux minutes qui défilent et à me poser une question "Que va t-il faire ? quelle va être la leçon du jour ? Que va être cette punition ?"

Ca y est, sans trop d'appréhension, je suis devant sa porte. Une dernière touche à ma tenue, et je tape. En ouvrant, il me dit "12 minutes de retard. Je verrai plus tard. Ôtez votre manteau et à genoux face au mur !" C'est étrange comme aucune crainte de ce qu'il va pouvoir se passer ne m'étreint. Je ne le connais quasiment pas, la plupart de nos rendez vous ont été reportés, mais je sais qu'il ne me fera pas de mal. Je le sens à l'écoute de ses envies, de mon corps, de mes possibilités. 

489609 477208435 401792-538838684-nk1mcucg-h094017-l H22253A genoux je suis, face à un mur blanc, les mains derrière le dos à attendre, à l'écoute. Quand je sens sa présence dans mon dos, nul frémissement de doute. Quand je vois un bandeau se poser sur mes yeux, j'esquisse un sourire. Alors qu'il va et vient dans son appartement, je patiente. J'impatiente le premier coup qui arrive assez vite. Il a choisi le cuir malléable d'un martinet, cinglant et doux. Non je ne cris pas... Un credo chez moi, ne pas crier, jamais, en tout cas le moins possible. Je ferme juste les yeux et je respire à fond. Je sens mon dos se zébrer de rouge à chacun de ces coups. 

Comment expliquer ce sentiment de plaisir, comment se l'expliquer à soi dans un premier temps, aux autres quand ils posent des questions. Ces lanières qui cinglent ma peau et moi qui me détend de plus en plus, presque comme si je ne faisais qu'un avec l'objet. Comme si je renaissais à chaque coups porté.

Pourquoi s'arrête-t-il ? Je le sens ce reculer. Pourquoi ? Pour me demander de poser mes bras, ma tête, à même le sol. Il veut ma croupe. Je ne suis plus moi même, ou peut être ne suis je que moi. Une chose malléable dans l'attente, le désir de plus, encore plus, toujours plus. Je me positionne comme il me l'a ordonné, en mettant le seul sens qu'il me reste en action. Je l'entends fouillé dans mon sac, il sort "l'artillerie" de dedans. Quand il me glisse un merci à l'oreille, je comprends qu'il a trouvé mon cadeau. Je souris et lui réponds que je lui avais promis et je tiens toujours mes promesses. Il ne sait pas à quel point j'ai envie qu'il se fasse la main sur moi. Il y a encore 3 mois je ne connaissais rien de ce milieu, il m'attirait et me repoussait en même temps et aujourd'hui, je me sais prête à ça avec lui. Mais je ne lui dirai rien. Je sais qu'il ne faut pas aller trop vite, qu'il ne faut pas sauter les étapes. "La prochaine fois, nous l'essayeront" me dit-il.

Avant la prochaine fois, il a d'autres idées en tête. D'autres envies. "Assouvis les Monsieur, asservis moi !" mon cerveau pense sans, les mots resteront où ils sont. Martinet au nouveau, sur ma croupe, mais cette fois il l'a doublé, un dans chaque main, tel un percussionniste, il abat les lanières en mesure, en force ou en douceur. Mon corps vibre, ondule, jouie intérieurement. Ma respiration s'accélère, se fait haletante. Quand il décide de fouiller ce corps, il n'abandonne le martinet que d'une main. Quand il me prend d'une main, de l'autre il cingle. J'ai envie de me caresser de jouir de ce moment. Mais je n'ose pas le faire, ni lui demander l'autorisation. Au moment où il s'écarte de mon corps, celui ci se retrouve sur le sol, frémissant. Petit à petit mon esprit réintègre celui-ci, petit à petit, je ne refais plus qu'une avec moi. 

"Assieds toi, reprends toi. Ce n'est pas fini !" Je crois que je souris en l'entendant. Oui encore ! 

Il m'aide à me relever et me fait asseoir sur un tabouret. Là je sais ce qu'il va se passer. Des cordes. Shibari ! j'adore, j'aime me sentir prisonnière de certains de mes mouvements. Le sait-il ?  Contrairement à d'autres fois, il me menotte les poignets. Un tour par dessous, un tour par dessous, il me tricote une camisole. Je ne bouge ma tête que de gauche à droite en fonction. Les épaules, les seins, un tour par ci, un noeud par là. Seul mes pieds bougent. Il sait pourquoi. "Tu veux voir" me demande-t-il. Le sourire, qui je suppose éclair mon visage, en est la réponse. 

Je le vois lui, enfin, torse nu, me souriant. Les cordes, rouges, flamboyante sur ma peau. J'aime, j'aime voir, regarder son oeuvre. Ce n'est pas moi que j'observe, mais ce qu'il fait de ma personne dans ces moments là. Je ne saurais jamais ce que lui ressent, par moment je souhaiterais être dans sa tête, comprendre ce qu'il l'anime. Apprendre son léger sourire. Cela ne dure que peu, tant je vis ces instants de partages et d'offrandes avec plénitude. 

Quand il se décide à prendre en main une canne anglaise et qu'il pointe mon bras, je sais qu'il m'octroie la possibilité de regarder. Voir cette marque naître sur ma peau, cette zébrure qui va rester quelques jours. Que je vais toucher comme un talisman. Le deuxième est plus appuyé. Respirer profondément encore et toujours, soupirer, faire sienne cette douleur diffuse. Il ne veut pas m'en faire cadeau d'autres et replace le bandeau. Pourquoi m'en place-t-il un autre en bâillon ? Il sait pourtant que je ne vais pas crier. Ça doit lui faire plaisir, après tout, je suis là pour lui, sa propriété du moment. Il fait de moi ce qu'il veut. Et je ne peux rien faire pour l'en empêcher. 

L'ouie le sens le plus précieux, d'une abondonnée, se remet en action. Il pose la canne, prend un autre objet. Quand les premières lanières fouettent mon dos, je comprends le pourquoi du baîllon. Il s'en donne à coeur joie. La peau qui n'est pas sous la corde, je le sais, rougie de lui. Il s'en délecte, autant que moi je l'espère. Je ne sais pas combien de temps cela à durée, je ne sais pas combien de fois il m'a supplicié l'échine. Tout ce que j'ai senti ce sont les larmes monter et se déverser. La tête encore droite, s'est baissé. A ce moment la seulement là, il a stopper. Là et seulement là, il a eue le geste de m'entourer d'un bras protecteur tout en ôtant bâillon et bandeau et en disant "Pleure, laisse les venir, ne retient rien". 

Comment savoir si lui en a retiré une jouissance, comment lui dire que mes larmes sont la mienne ? Il n'y a que peu de mots pour l'exprimer. Pour nous, il n'y a que les pirouettes de clown qui nous font passer de l'autre coté du miroir. C'est notre façon de nous faire revenir à une certaine réalité, en tout cas c'est la mienne. 

Après avoir défait les liens, il me tend un café et me dit avec un grand sourire "Maintenant, la punition. Tu pensais que je l'avais oublié !" En effet, le rictus que je fais lui fait entendre que oui en effet, elle était sortie de mon tête. J'ai bien essayé de lui faire ma face d'ange qui ne faute jamais, il n'en a eue que faire. "Bois ton café tranquillement, tu vas en avoir besoin. Reprends tes esprits. Quand tu seras prête, tu me le dis !". 

Bravade, je finis le breuvage et lui dis "Autant en finir le plus vite possible".

"A genoux, face à moi, bras en croix. Je ne veux pas que tu bouges." Il me replace ce fichue bandeau. Ah que j'aimerai le voir, que je souhaiterai un jour qu'il me laisse l'observer prendre mes maux. Mais je sais aussi qu'il ne va pas retenir son bras, je sais que je vais avoir mal. Une appréhension, la première vraie de la journée monte en moi. Je m'exécute, me positionne comme il me l' ordonné et attend.

"Pas de bâillon ?!" question ou affirmation, je ne le sais pas. Mais je fais non de la tête. Même si je sens le risque. "Ok pas de bâillon. 12 minutes, 12 coups. Tu vas les compter, si tu te trompes, si je ne t'entends pas, je recommence !" Pas super fière, je me concentre. Je cherche au plus profond de moi le courage qu'il me reste. Et je mets le peu de conscience qu'il me reste en action. Essayer de savoir où il se trouve par rapport à moi quand j'entends le sifflement d'une canne anglaise qui fouette l'air. Ce son si distinct, je focalise dessus. Il est près de moi, tout prés. Il s'amuse de me voir, légèrement tremblante, dans l'attente. Il frappe l'air encore et encore, de plus en plus proche. Il me prépare, il m'appréhende.

Quand le premier coup tombe, je ne l'attendais plus, je ne l'ai pas senti venir. Je l'ai pris comme il venait, ferme, tendu, douloureux. "Un", le décompte est automatique, il commence, "deux" un sein puis l'autre, "trois, quatre, cinq". Le mal est aiguë, ma voix se fait plus petite, je ne tiendrai pas jusqu'à douze. Mais il le faut. "Plus fort, je n'entends rien !". Mon corps tremble, mes cuisses tétanisent. Je dois me reprendre pour que le six sorte de ma bouche. "sept, huit, neuf". Ma voix emplie de larmes anone plus qu'autre chose. Je ne suis plus grand chose sous sa canne anglaise. La brûlure sur mes seins est à la limite du supportable. Mais je ne craquerais pas. Mes yeux perlent des larmes. Je les sens couler le long de mes joues. "Dix, onze". L'ultime vient me libérer. Je peux baisser la tête, relacher mon corps. Ne pas toucher à mes seins. Ne pas les soulager.

Ses mains qui se posent sur mes épaules. Il enlève pour la dernière fois le bandeau de sur mes yeux et me fait face. J'essuie mes joues et lui souris...

"Même pas mal !"

 

 

...Je ne suis pas certaine que les mots ont dépassés ma pensée, je ne sais plus trop ce qu'il s'est passé les minutes qui ont suivi. Ce que je sais avec le recul, c'est que ce jour là, j'ai compris qui j'étais au fond de moi. Qu'il m'a fait naître une grande fierté d'être ce que je suis. 

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 11:06

alpern.1276185712En ce soir de week end prolongé, je suis tranquillement installée sur un fauteuil, chez moi, dans le noir. Cela n'arrive souvent, posée face à la fenêtre à regarder le temps qui passe tout en pensant à demain, à aujourd'hui, à rien. Paris est vide, mon immeuble est dépeuplé, ils sont tous partis.

Quand j'ai vu la lumière d'en face s'allumer, je n'en ai pas été plus surprise que cela. Quand je me suis aperçue qu'il avait ramené une conquête, je l'ai été encore moins. 

Il faut dire que même si nous ne nous connaissons pas, nous avons une sorte de pacte entre nous. Depuis que j'ai emménage quelques semaines auparavant, nous laissons la lumière allumée et les rideaux ouvert lorsque nous sommes accompagnés. Jamais nous ne parlons, jamais nous ne nous regardons franchement, mais ce partage d'intimité doit, tout autant que moi l'amuser et l'exciter. Cela ne nous arrive pas souvent, je ne prends pas cela comme de l'exhibitionnisme pure. Juste un partage de plaisir. Il sait que je regarde quand je suis là, je sais qu'il en fait de même, mais cela ne va jamais plus loin.

Ce soir la sienne est blonde, fade à mon goût, sans grand intérêt. Le voir la bécoter sans grand entreint, ne m'intéresse guère. Je suis fatiguée et ne suis pas sure d'avoir envie de le mater ce soir. 

Je vais à la cuisine me faire un thé. ce n'est qu'en traversant le salon que je vois qu'il a ouvert la fenêtre en grand. C'est la première fois qu'il fait ça, même si la température est agréable. Peut-être que fadette a trop chaud. La pauvre avec ce qu'il l'attend, elle n'a pas fini de transpirer. 

En fait, le jeu peut être amusant. Je reprends mon poste d'observation. Et je fais bien ! Sans beaucoup de ménagement, il la menotte au garde fou. Je peux voir le visage de sa proie, barré d'un bâillon. Je comprends mieux la fenêtre ouvert, aucun son de peu sortir de sa bouche. Je vois aussi son regard à lui, fixé sur moi. Il ne peut pas savoir que je suis là. Je n'ai allumé aucune lumière depuis que je suis rentrée. Je me fais certainement des illusions. Il ne me regarde pas, il ne me voit pas, il cherche l'inspiration de ce qu'il va lui faire subir. 

je vois qu'il ne va pas beaucoup réfléchir, sa main sur la nuque de cette fille l'oblige à appuyer son menton sur la rambarde. Quelle position dure à tenir. Je pressens qu'elle va avoir mal, très mal. J'avoue que ça me laisse perplexe, jamais encore cet homme n'a usé du sadisme avec une ce ces conquêtes. Même si je n'avais été accompagné de mon éducateur qu'une fois, il avait certainement vu mon plaisir dans le mal. Mes relations n'ont aucune équivoque que ce soit le martinet, la cravache, la cire ou autres petits jeux, il les avait observé, maintenant ce ne faisait plus aucune équivoque. 

Mais là, ce soir il me surprend. Je comprends quand je vois s'abattre sa main sur la croupe de la chose qu'il sait bien ce qu'il fait. Son geste est assuré, il ne tremble pas. Son bras se lève, s'abat, frappant de gauche à droit. Sur de lui, de son fait. 

Que faire ? Lui signifier ma présence ou pas ? je décide que oui. Je déplace le fauteuil pour le mettre bien en face de lui et allume une lumière. Et me rassoie tranquillement installée pour savourer le spectacle qui m'attend. 

Maintenant, je sais que le sourire qu'il fait, m'est destiné. Il ne regarde pas la chose qui est sous sa coupe. Il me fixe, je ne peux pas dire qu'il me regarde dans les yeux, mais c'est l'impression que j'en ai. Yeux dans les yeux, il m'offre ce spectacle en souriant. Il me fait comprendre son statue de Maître. Et je sourie en retour, de ce plaisir de la compréhension, de l'offrande qu'il me fait. 

Je ne vois plus la femelle, je suis à ma façon à sa place. Quand il prend une cravache et l'abat sur ses hanches, les miennes les ressentent. Je veux encore plus de partage avec lui, j'ouvre ma fenêtre à mon tour, enlève le peignoir que j'avais sur le dos. Il me regarde toujours quand je me pose dans le fauteuil, les pieds en appuies sur le chambranle de la fenêtre, m'offrant à lui, à son regard, à nos vices. 

D'un mouvement de la tête, il me remercie. Nous nous sommes comprit dans nos silences. Pour faire honneur à notre soirée, je le vois prendre un martinet dont les lanières en cuir, sont assez longues. Je ne sais pas exactement où elles s'abattent, mais je les envies sur moi, sur mon sexe, sur mes fesses, sur mon dos. D'elle, je ne vois que des grimaces de douleurs. Elle n'est pas fait pour ça, je le sais. Elle ne tient pratiquement plus debout. Seule ses poignets attachés à la rambarde restent en l'air. Je pense qu'elle s'est agenouillée, effondrée sur son parquet, en pleure. De plaisir, c'est tout ce que je lui souhaite.

Même si le jeu entre lui et moi m'excite, même si mon envie première est de le voir continuer encore et encore. Je lui fais, de ma place d'observatrice, un signe de la tête pour lui signifier qu'il faut qu'il stoppe. La chose doit redevenir une femme. Il faut savoir s'arrêter u bon moment, ne jamais aller trop loin. 

Il l'a détache avec beaucoup de ménagement, elle se dégage d'un mouvement d'épaule et part dans, ce que je suppose etre, la salle de bain. Lui se poste droit face à sa fenêtre, face à moi. 

C'est à moi de prendre une initiative, je n'ai pas bougé d'un pouce, les jambes toujours écartées, les pieds en appuis, je commence à me caresser tout en le regardant. Lui ne bouge pas, il est à son tour au spectacle. J'avoue qu'excitée comme il m'avait excitée, je n'ai pas mis longtemps à lui offrir ma jouissance. Avec son sourire ineffaçable aux lèvres, il a refermé sa fenêtre. J'en ai fait de même. 

Le lendemain, en me réveillant, je me suis demandé si c'était un rêve que j'avais fait. J'ai su que c'était la réalité quand j'ai vu un mot glissé sous ma porte d'entrée. Il me disait "Ce soir, tu es à moi !"

J'ai souris et attendu le soir....

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 17:14

soumise-en-rouge-et-blanc.jpg

Un hommage à vous messieurs.

Vous qui m'avez appris, 

Vous qui m'avez compris,

Vous qui m'avez libéré.

Vous, dans les yeux desquels je me suis reconnue

Je m'incline à vos pieds dans la liberté qui est mienne,

dans la liberté que vous avez initié.

De presque moi, je me suis offerte à Moi,

en m'abandonnant à vous.

De cet abondon, j'ai découvert la liberté...

Merci !

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 12:55

Nous nous promenions depuis quelques heures déjà, il me faisait visiter sa région. Quand il me prit la main pour entrer dans une petite église, je me laissais faire. Le temps était très chaud, un peu de fraîcheur ne pouvait que nous faire du bien. 

Après un petit tour à l'intérieur, il me fit asseoir sur un banc près de l'allée centrale et prit place sur le prie-dieu pour me faire face. Nous avons repris notre conversation où nous l'avions laissé en pénétrant dans ce lieu. Quand, je sentis ses mains sur mes mollets, je ne dis rien, si ce n'est de poursuivre notre bavardage. Ce n'était que la deuxième fois que je sentais ses mains sur moi. Avant hier, nous ne nous connaissions qu'à l'écrit.

Mais le trouble était là, en moi. Il prit une place encore plus grande, quand il passa ses jambes entre les miennes et que ses mains remontaient sur moi au dessus de la robe qu'il avait pris soin de rabaisser. Ce n'est pas qu'il y avait du monde, mais on ne sait jamais m'a-til glissé, entre deux phrases. 

Ses mains remontaient lentement jusqu'à mon entre-jambe, les miennes s'étaient posées sur ses genoux. Je ne pouvais pas bouger, je ne voulais pas bouger. Je me demandais jusqu'où, il allait aller dans ce lieu sacré, jusqu'où il souhaitait m'emmener. 

Je me ne suis pas posée ces questions très longtemps, ses doigts se campaient déjà sur le tissus de mon string. Il me sourit en constatant que j'étais loin d'être insensible à ses caresses. Toujours avec ce sourire, il glissa le tissus et d'un doigts impérieux me pénétra sans gêne. Cela me fit resserrer mes mains sur ces genoux, non pas de douleur, mais de plaisir. Il le savait, il le lisait dans mon regard que je n'avais pas détourné. Il me fouillait à son aise, je ne bougeais pas, seule ma respiration s'était accélérée. 

cierge.jpgQuant je sentis un oblongue remplacer ses doigts, je ne sus pas de suite ce que c'était. Cette chose était dure et lisse. Cette chose bougeait en moi au bon vouloir de Monsieur qui s'amusait de ces mouvements qu'il était seul à vouloir lent ou rapide. 

J'ai compris qu'il s'agissait d'un cierge, je ne savais pas comment il était atterrit dans ses mains, mais en prenait un plaisir immense. Alors qu'il y avait un peu de mouvement autour de nous, les ouialles arrivait pour la messe de fin de journée, il ne s'arrêtait, bien au contraire. D'une main, il s'amusait avec cette bougie, de l'autre il jouait avec mon bouton de plaisir. J'avais poser ma tête sur son épaule pour me permettre de jouir en silence...

... C'est à ce moment que je me suis réveillée, il est 5h00 du matin, une main entre mes jambes, je me donne du plaisir en continuant ce rêve éveillée. 

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Published by obscure-clarte - dans Texte
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