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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 22:59

Ce soir, c'est Salon japonais chez mes amis. Points de Suspension organise, en plus d'un workshop, une soirée libre de corde en l'honneur de Nawashi Kanna et de Kagura.

J'y vais pour donner un coup de main à Elealex, pour y voir des ami(e)s et pour voir Kanna San corder Kagura. J'en entends tellement parler, je vois régulièrement de sublimes photo d'eux, j'aimerai ressentir leurs sensualités pour de vrai.

Quand j'arrive, Kanna répond à une interview, un petit signe de tête pour ne pas les déranger et hop en cuisine... puis ils s’éclipsent pour aller se préparer. Nous, on préparent et les autres participants arrivent petit à petit. Tout le monde discute, l'ambiance est, comme toujours, bon enfant. Quand Kanna descend, il est belle, j'adore sa robe. Kagura l'est tout autant. Dois je avouer que leurs chaussons me font sourire, ils sont comme à la maison.

Sushi, riz, thé, fruits, gâteaux, musique japonaise l'ambiance est là. Un petit mot d’accueil de Kanna traduit par la personne qui est là pour toute la durée du workshop, "Amusez vous !" est l'essentiel et la soirée est officiellement lancée.

Un peu timide et intimidé, peu à peu et après avoir grignotés, les participants se lâchent, déroulent leurs cordes et s'amusent. Kanna fait un TK (pas du tout spécialiste du kinbaku, c'est la seule figure dont je connais le nom) à une participante, certains regardent, d'autres cordent, ou discutent. Rien n'est figé, tout est fluide, rien de démonstratif, juste une soirée entre amis. Kanna se fait photographe pour un des couples (Lui est le seul autorisé à faire des photos de la soirée), il s'amuse comme un "petit fou"

Jusqu'à ce que, alors que nous discutions avec Elealex, le Squale arrive vers nous avec un petit sourire et son œil qui frise, pour me dire "On t'a tendu un traquenard, on a demandé à Kanna s'il acceptait te corder et il est d'accord" à ma tête d'ahurie (genre cartoon, menton qui tombe et yeux exorbités), il rajoute, avec un sourire taquin, "Mais tu peux dire non".

Ça ne va pas la tête, je ne vais pas refuser, il y a juste dans ma tête une sorte de gloubiboulga qui va de pourquoi moi à c'est un magnifique cadeau que vous me faites en passant par ahhhhhhhhhhhhh je vais être attachée par Kanna lui même en personne. Moi qui pensait ne venir que pour donner un coup de main et regarder... Ouch !

Il s'amuse toujours avec l'appareil photo, j'en profite pour aller me fumer une cigarette dehors, il faut que je me calme. Quand je reviens, le Squale et le traducteur me disent que c'est ok, tu peux y aller. Le temps d'enlever ma veste et me voilà au centre de la pièce, en jeans et tee shirt, et Kanna qui me demande comment j'aime les cordes... Dures, sera ma seule réponse. Oui, je suis intimidée. Je ne "pratique" que peu, manque de temps, de partenaire et même si je prête mes bras pour certains cours, la réelle sensation de ces instants, je ne le vis pas assez.

Quand Kanna me place un bras autour du cou pour avoir la main sur l'épaule opposé, avec un "it's ok", je sais qu'il ne faut pas que je force, mais uniquement que je me, le laisse faire. Alors, je ferme les œils et profite. Un nœud autour du poignet, un bras bloqué, je me détends et vis. L'autre bras est vite bloqué dans le dos. Ses cordes sont fluides, elles dansent, je ne sais pas si lui prend un tout petit peu de plaisir, mais il y a un instant ou je le sens différent... Ce n'est peut être que mon imagination. Mais je prends, j'accumule le plaisir, sa sensualité qu'il m'offre. Je ne sais pas s'il y a du bruit autour de nous, je sais que je n'entends rien, sauf ses " Ca va ? ou It's ok ?" glissés doucement, auxquels j'annone un simple "oui", sans jamais que sa corde ne s'arrête. Derrière puis devant, il entoure mes seins, sans pour autant les serrer, il n'y a aucune pression, mais suffisamment de tension pour qu'en en prenant le milieu, il m'oblige à suivre son mouvement en hauteur. Je le regarde, lui souris, il m'en retourne un. Je suis ailleurs, dans cette ailleurs d'où l'on n'a pas envie de revenir. J'ai les jambes qui tremblent, le ressent-il ? Je ne sais pas, mais il me guide pour me faire m'asseoir, me prend dans ses bras. Et avec tout autant de douceur et de jeu qu'il en met à placer ses cordes, il détache. Oui, il joue avec, à les passer sur mon tee shirt, juste sur un téton, ma réaction, un léger mouvement de recul, l'amuse, je le vois parce qu'il recommence. Et continu à me déshabiller de ses cordes. Son presque dernier geste est de mettre son bras autour de mon cou et de serrer. Même si mes mains viennent, instinctivement, se mettre sur son bras, nul mouvement de ma part de l'enlever, il le fait de lui même quand il juge que je ne peux plus. Le dernier est ses bras qui me font un câlin et les miens qui lui renden, ce moment ou il me faut revenir à la réalité, cet instant ou je lui dis "Merci" car il n'y a rien d'autre à dire.

Quand je rouvre les yeux, je regarde autour de moi, tous les gens qui participent à la soirée,sont là, silencieux. Je ne sais pas ce qu'ils pensent, je suis là mais sans y être. Incapable de me relever de suite, c'est à genoux, que je vais me réfugier dans un coin de la pièce où Elealex et le Squale viennent me rejoindre. Eux aussi ont le droit à un gros câlins et un énorme merci pour ce cadeau.

La fin de la soirée se déroule, pour moi, dans une sorte de nuage, avec un sourire béat et une envie d'aimer tout le monde.

Je n'aurai, je pense jamais assez de mercis pour Kanna san. Il donne tant, même dans un instant "simple", sans autre chose que du ressentit, d’exception pour moi, ni pour mes amis pour ce "traquenard"

Je ne sais pas si je peux par des mots décrire l'émotion, mon émotion de ce vécu extra-ordinaire, mais elle est toujours présente en moi une semaine après.

どうもありがとうございます

A vous quatre, oui je dis bien quatre, car Merci également à Kagura d'être qui elle est.

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 10:40

"Vous êtes trop pure, trop honnête, humaine et sensible"

Voilà les mots qui font qu'une relation n'est pas possible. Ils me font sourire de... dépit. Devrais-je devenir manipulatrice, joueuse et insensible ?

Il est des moments ou tout ça me fatigue, m'use... et ou je prends ces mots comme une insulte. Même si je sais qu'ils ne le sont pas. Même s'ils sont suivis par "et moi un sale con"

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 20:49
Ils me surprennent toujours ces moments où, comme aujourd'hui quelqu'un se rappelle à mes bons souvenirs (ou pas ! Il est des gens dont je préfèrerais qu'ils m'oublient complètement). Recevoir un commentaire sur ce blog d'un message écrit il y a deux ans. Lire "je te lis", écouter une chanson liée dans mon texte et revoir le visage et l'histoire avec cet homme. Oui, j'en suis étonnée. Non pas moi de me souvenir mais que l'on se rappelle de moi. Alors oui Dominique, puisque c'est de toi dont je parle. Pourquoi te souviens tu de moi, alors que tu es partie pour une autre... Comme tant d'hommes avant et après d'ailleurs. Est ce une forme de complexe d'infériorité de ma part qui fait me dire que je ne suis pas inoubliable au point de me faire "Toc toc" après 2 ans ou après 15, puisque cela m'est deja arrivée Des fois, j'aimerais que l'on m'explique, que l'on réponde à cette question car moi j'en suis incapable
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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 21:06

J'ai choisis sciemment cette date pour publier ce dernier acticle sur ce nous qui n'est plus. Cette date qui aurait été nos 5 mois;

Poser ce mot FIN que tu ne me dis pas, car tu as pour seul moyen d'expression le silence que tu m'infliges depuis quelques temps déjà. 

Toi qui voulait que "je sois bien, juste bien", oui! ceux sont tes mots, aujourd'hui, je ne le suis pas. J'oscille entre tristesse et colère, avec juste un "Pourquoi ?" qui restera sans réponse.

Je vais, de nouvau, reprendre des qualificatifs que tu te donnes sur ton profil "dispoible, franc et honnête...". J'y ai cru, jusq'à il y a peu. Mais tu devrais rajouter irrespecteux. Car c'est bien ce que tu es envers la personne que je suis. 

Je te sais intelligent pour savoir cette colère qui est mienne. Je sais, aussi, que tu sais que ce silence me blesse comme jamais auncun instrument BDSM ne le fera. Tu ne connaissais pas mes limites, celle-ci en est une de taille. Je t'ai laissé des messages au fil du temps, téléphone, whatsapps, sms et mails, je t'ai donné le temps de répondre, mais tu n'as pas pris 2 mn de ton temps pour y répondre... Alors oui, je pose le mot fin à toi... 

Et garde en moi, cette force qui fait que je me relève toujours, cette envie d'aimer encore. 

Je n'ai plus envie de larmes, je n'ai pas envie de "courage !" "je suis désole(e) pour toi" ou autre "soit forte" "on est avec toi !".

Je n'ai qu'une envie, celle d'être et de rester qui je suis, même avec ces mots qui débordent de ma bouche, ces mots que j'assume... Puisque c'est bien ma seule et vraie force, dire encore et toujours ce que je pense... Même si ça peut faire mal, ça le fera toujours moins que le silence. 

 

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 11:02

Ce n'est pas seulement le titre du livre que je lis en ce moment, c'est un etat permanent. 

je n'ai jamais ressentit ce sentiment de confusion avant toi. Je te le dis, te l'ai dit il y a quelques jours. Ta pirouettem'a fait sourire, comme souvent. Ton "tu manques d'une queue" provocateur ne m'a pas fait sortir de mes gonds, juste te dire que si ce n'était que d'une bite ou d'un bras armé dont j'avais besoin, il serait simple pour moi de le trouver. 

Non, le manque est bien plus profond que cela. Le manque de tes bras, de tes mains qui me touchent, de ces heures qui n'appartiennent qu'à nous deux. 

Te voir de l'autre côté du comptoir n'assouvit pas ce manque, il le temporise pour quelques heures c'est tout.

J'apprends la patience avec toi. Samedi, je disais à un ami "Ca serait un autre que toi, je serais partie", il sait ce que ça veut dire, puisqu'il a vécu mon impatience.

Tu es ma drogue, que je viendrais chercher à genoux s'il le fallait. Même si tu sais que par moment, j'ai envie de te tirer dessus à bout portant. Même si je lutte contre mes sentiments, que je m'en veux, des fois, de t'aimer. C'est un sentiment magique qui me fait dire : je suis, reste et resterai à toi. 

Le savoir suffit à me rendre le sourire. N'est ce pas cela le plus important ? 

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 10:25

Comme souvent, hier j'étais avec toi au bar. Depuis le temps que je passe, tes habitués me connaissent, enfin me voient et on discute de choses et d'autres, sans rien de personnel, jusqu'à hier soir... 

Quand H. me demande si je suis du genre papillon ou exclusive. Et sa question evidente quand je reponds "exclusive quand je suis avec quelqu'un !", "Tu as quelq'un dans ta vie ?". 

Comment réagir, alors que tu es à porté d'un bras, ne pouvoir répondre qu'un timide "oui, mais jamais tu ne le verras". Car non, il est impossible de lui dire "Il est de l'autre coté du comptoir". Ne pas te regarder, ne pas voir ta réaction et surtout, surotut passer à autre chose... 

J'ai accepté, depuis le premier jour, de n'être qu'une clandestine dans ta vie. Une clandestine qui a toute sa place, tu ne l'as dit très clairement. Mais, il y a des jours, où je me le prends en pleine figure, je souris à la face du monde, même si mon coeur a mal. 

Non, jamais je ne t'en ferai le reproche, juste un constat. C'est la première fois que ça arrive, mais certainement pas la dernière... Je vais gérer, comme une grande fille que je suis. 

 

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 11:23

Ce soir, tu es chez moi. Je suis contente, ça fait 10 jours que nous ne nous sommes pas retrouvés pour nos têtes à corps. Contrairement à mes habitudes, je n'ai pas cette angoisse qui m'entreint. Je n'ai plus peur de ce qui va se passer, de ce que tu vas me faire, la force de la confiance. 

Très vite, je suis à tes pieds, à tes mains qui me caressent, à mon laisser aller qui es tien. Puis, tu me fais me mettre debout, dos à toi, oui je porte des bas coutures, ceux que tu aimes. Quand je sens ton torse se coller à moi, que tu poses le martinet autour de mon cou, que tu prends mes mains pour t'entourer la taille, ce n'est que pour mieux me laisser faire glisser sur mes épaules le peu que je porte, pour prendre ma poitrine dans les tiennes, et me dire, enfin, "A genoux, torse bien à plat sur le lit. Ne bouges plus. Je ne te donnes pas de nombre. Mais je veux un "stop" de ta part quand tu ne pourras plus !" tout en récupérant le martinet. Le premier coup tombe, tu ne retiens pas ton bras et moi mon sourire. Je ne sais pas combien il y en a, ils pleuvent avec des accalmies de caresses et de doigts qui me fouillent. Je ne compte rien, jusqu'à ce que je ne puisse plus, jusqu'au moment où mon corps se recroqueville sur lui même et qu'un "arrête" sorte de ma bouche. Tes bras m'entourent en douceur un moment. Mon dos brule mais je suis bien. 

Quand tu me lâches, je comprends la suite du programme au bruit du gant que tu enfiles. Je savais que tu allais continué le "tavail" que tu avais commencé lors de notre dernière rencontre. J'en ai envie, pour toi, pour moi. Alors, je ne fais aucune difficulté quand tu me demandes de reculer jusqu'à toi. Et c'est très naturellement que je me cambre pour mieux m'offrir à toi. Un doigts, deux, trois, mon corps qui ondule, notre plaisir unifié, ta main qui prend mon ventre, ta bouche qui m'embrasse une fesse. Un douce douleur qui enflamme mon esprit. Avec tes gestes, nous ne formons qu'un corps à deux têtes. Et toujours tes mots qui résonnent à mon oreille "Prends tout ton temps". Ce temps que je savoure tant les sensations sont intenses. 

Alors que tu me demandes d'aller m'allonger sur le lit, je vois ton regard. Ton excitation quand tu me prends, ton plaisir dans le mien. Des vagues me submergent quand tu bouges des doigts dans mon ventre. Je ne sais plus ou j'en suis dans mon bonheur quand je sens ta main qui se retire d'un coup. L'atmosphére a changé en une seconde, je t'ai entendu dire "tu saignes !" 

Retour brutal à la réalité pour toi, il me faudra plus de temps, un forme de prostration de ma part, tes bras qui me serrent fort. Pas de peur pour moi, juste une imcompréhension dans ma tête, comme un mauvaise descente. Un passage dans la salle de bain me rassure, ce n'est rien. 

Mais quand je reviens vers toi, je comprends que tu es en colère, "Furieux" me dis tu "Si tu saignes c'est que tu as eue mal et que l'on est allé trop loin". Mais comment t'expliquer à ce moment, que non, je n'ai eue mal, comment arreter quelque chose qui est bon, sans douleur, qu'il y a du y avoir une petite fissure mais que ce n'est rien, que je ne pouvais pas savoir qu'un peu de sang coulait. Tout ce que je ressens c'est ta colère, tout ce que je vois, c'est ton regard qui part ailleurs. Il n'y a que l'émotion qui me prend à bras le corps, que les larmes qui coulent, comme une petite fille prise en faute mais qui ne sait pas expliquer qu'elle n'y est pour rien. Tes mains qui reviennent sur moi n'arrivent pas à me rassurer, car j'ai compris d'un seul coup que je peux te perdre. Inconsciemment dans un premier temps, mais comme une certitude, cette pensée est en moi, ce qui me fait aller chercher mon vieux gilet, celui avec lequel je m'entoure quand je ne suis pas bien. Et qu'au lieu de revenir à tes pieds, je m'assoie sur mon lit et prends mon nounours dans les bras, comme pour me protéger du non explicable, me protéger de moi, mais de toi aussi. Ce toi qui n'ai pas en état de me tranquiliser à ce moment là.

Même si nous arrivons à parler un peu, nous sommes loin l'un de l'autre jusqu'à ce que tu partes. Demain, nous parlerons.

 

Le lendemain, nous avons parler, Tu as pu me dire la peur de toucher à mon intégrité physique car tu me sais extrême, que le stop n'ai pas forcement mon mot préféré. J'ai pu t'expliquer ce que j'avais dans la tête, que non, il n'y avait pas eue de mal. Que non, je n'irai jamais jusqu'à me détruire. Mais surtout de te dire cette peur de te perdre, et que ça je ne le voulais pas. Je ne sais toujours pas si ça t'a traversé l'esprit car ce n'est que plusieurs heures plus tard que tu me diras que je ne te perdrais pas. 

Mais je sais que plus jamais ça... Je ne veux plus voir cette sensation. Je veux que toujours nous communiquions comme nous le faisons. Nous sommes dans cette phase d'apprentissage de l'autre, continuons à nous apprendre et à avancer ensemble. 

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 14:04

"J'ai envie de toi
J'ai envie de te faire des marques
J'ai envie que tu pleures pour moi
J'ai envie de te faire hurler
J'ai envie de te faire jouir
J'ai envie de te fair planer
De te faire te sentir bien
Juste bien c'est parfait"

Quand j'ai reçu ce, son message, nous étions relié par nos caméras, sans la possibilité de nous parler, lui dans son bar, moi sur mon lit. Je le voyais écrire, attendais le bip annonciateur.

J'ai lu et relu ce qu'il m'avait ecrit. Ayant les yeux fixés sur mon téléphone, je ne voyais pas son expression, mais lui a vu mon trouble.

Plus que tout, ceux sont les deux dernières phrases qui m'ont touchées au fond de mon coeur, de mon âme. Jamais quelqu'un ne m'a dit qu'il voulait que je sois bien, juste bien avec lui, avec moi.

Jamais quelqu'un ne m'a fait comprendre la place que j'avais à ses côtés, à ses pieds avant lui.

C'est peut etre ça la magie d'une relation, dire ce que l'on pense comme on le pense, sans peur de le dire. J'entends souvent qu'il ne faut pas révéler ses sentiments dans une relation BDSM. Mais comment ne pas en avoir quand on se donne à l'autre. Et surtout pourquoi les taire ?

Plus notre relation avance et plus mon coeur s'ouvre à lui. Et c'est bien grace à ses mots que nous avancons, que je le laisse me guider dans son monde par envie de lui.  

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 12:57

Ce matin, j'ai publié des photos sur ma page FB. Je savais en le faisant que j'allais choquer certains. Mais la "violence" d'un propos m'a fait penser à de l'eugénisme. 

Ces photos sont moi, juste moi et mon corps. Un corps de grosse. Un coprs qu'on ne montre pas. Un corps fait de bourrelets.

J'ose dire que ces photos représentent aussi, toutes ces femmes qui sont hors normes.

Faudrait-il cacher ce qui est, ne faudrait-il montrer que la "perfection" retouchée ? Doit-on être tous pareil ?

Et là vient l'eugénisme. Doit-on faire des êtres humains des normes sociales pour avoir le droit de vivre ? Car oui, pour moi, dire que je suis une andouille de vire, ou un cochon à fumer, c'est nier le fait que je suis, bien avant d'etre un corps, une personne.

Non, je ne me cacherai pas sous ma couette entourée de mal bouffe. Oui, je préfére vivre et croire en les paroles de mon homme et de mes ami(e)s qui me disent belle.

Car oui, je suis belle, n'en déplaise à certains. 

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 13:14

Ce soir, enfin cette nuit plus exactement, est notre première nuit ensemble. 

Tu me l'avais dit presque 15 jours auparavant. Je t'avais dit ma surprise puisqu'étant marié, je m'étais habitué à n'avoir de toi que des moments, allant jusqu'à me dire que jamais nous n'aurions jamais ces moments d'intimité qu'est de me réveiller à tes cotés. Ta réponse avait été, comme toujours, claire "Il y en aura, peu, mais il y en aura !"

Même sachant que tu fais ce que tu dis, je ne voulais pas, trop, m'en rejouir par avance. La déception d'une annulation aurait été trop grande. J'ai gardé en mémoire que tu venais, me demandant ce que je te ferai à manger, ce que j'allais pouvoir faire pour t'occuper pendant une nuit et une journée. 

Puis 4 jours avant, tu m'as dit que cette nuit serait une étape pour moi, pour nous. Que tu allais m'emmener là où personne n'avait pensé aller. J'ai compris ce que c'était, puisqu'à travers nos discussions, il n'y avait qu'une chose à laquelle j'avais répondu "pas fait !" et non, ça ne m'angoissait pas. Quand Tu me l'as confirmé par un sms, reçu dans le métro, après une journée passée avec toi au bar, j'ai souris. Tu allais, enfin, me faire entrer dans ton monde... Dans ta soumission, j'étais prête pour cela. 

Quand enfin le samedi arrive, je te consacre ma journée, sereinement, pleinement. Rangement, cuisine, préparation, je suis presque calme. Il y a bien un moment où je te dis "j'ai envie de toi", comme une montée en puissance du futur qui m'attend mais oui, je suis assez calme. Jusqu'à ton message qui me dit "Je fume une dernière cigarette, je ferme et j'arrive". La pression monte, elle montera jusqu'à la colère car tu n'arrives que 2 heures plus tard, alors qu'il te faut à peine 20 minutes pour être chez moi. Pendant ces 2 heures, tout me passe par la tête, il a eue un accident, il me plante, il se tape une pétasse, c'est un connard et j'en passe. Alors oui, je boude quand j'ouvre la porte. Oui, tu le vois de suite. Oui tu sais pourquoi. Même quand tu me prends dans tes bras, ça ne suffit pas à me calmer. Seul ton "Si tu continues de bouder, je m'en vais" me procure le choc pour me détendre. Tu es là, c'est tout ce qui compte. Même si le lendemain, je te dirai que tu m'as manqué de respect. L'incident est clos. 

Je me calme sous ton regard. On parle, tu me poses des questions auxquelles je réponds. Nos mains se caressent et petit à petit, tu m'emmènes dans ce monde qui ne me fait plus très envie depuis pas mal d'années. Je t'avais dit qu'avec toi, je voulais re-associer sexualité et plaisir. Et ce soir, c'est bien là que tu m'emmènes.

Ce soir, pas de douleur, pas d'instrument. Uniquement tes doigts et ton sexe qui me fouillent, partout, qui pénètrent encore plus loin, toujours plus fort. Tes mains qui caressent qui me caressent jusqu'à me rendre folle de se plaisir tant refouler. Savoir que tu prends possession de mon corps, me fait t'offrir mon âme sans pudeur. C'est comme un feu d'artifice dans mon cerveau qui ne s'arrête pas. Même quand je demande une pause pour "pipi", tu ne t'arrêtes pas, bien au contraire, tu t'amuses de ma resistance, tu jouis de mes jouissances à répétition. Avec tes mots qui claquent à mes oreilles "pas une goutte, sinon tu vas le regretter". Alors oui, je retiens, me retiens sous des doigts que s'enfoncent, qui glissent, qui fouillent quand je suis à genoux face à toi. Je retiens ma pisse mais aucunement le plaisir...

Tu m'autorises à aller me soulager, pour encore mieux me reprendre. Me laisser m'enfoncer sur ta main. "Prends ton temps ! Prends tout le temps qu'il faut, c'est toi qui contrôle" Je me sens pénétrer, prise, jusqu'à mon point de rupture. Ce moment où je ne crie pas, puisque je ne crie jamais, mais où les larmes coulent toutes seules. Ce moment où plus rien n'existe que cet ailleurs étrange et fascinant, que tes bras qui m'entourent. Ce moment qui est comme une renaissance. 

Epuissés, nous nous endormons, Ton bras sur moi. Ma dernièrepensée, je suis à lui.

Quand je me lève, quelques heures plus tard, j'ai tout loisir de ye regarder dormir, sans défense, j'adore ! Je reviendrai plusieurs fois pour me delecter de ce spectacle, jusqu'à un "Salut" qui me fait comprendre que tu es réveillé.

Un café plus tard, nous discutons de tout, de rien. De ton étonnement que j'achète les "jouets" qui me titillent l'esprit. Je pense que ma réponse lapidaire te fait sourire "Si je dois attendre qu'on me les offre, je suis dans la merde. Alors oui, j'achète ce qui me tente" Oui, j'ai toujours eue ce côté indépendante, non je ne les achète pas pour m'auto-satisfaire mais bien que quand je suis avec quelqu'un.

Nous parlons aussi de ce coté "extrême" que j'ai. De ces limites que je ne connais pas. Ca te fait peur pour moi, mais c'est bien parce que j'en ai consciene que je ne me donne pas à n'importe qui. 

C'est toujours en parlant que tu me tends des baguettes thaï en m'enjoignant de les poser autour de mes tétons. Je vois tes yeux briller quand tu comprends le mal qui m'étreint, quand tu me dis "sers les encore plus". Oui, pour toi, je le fais, même si je n'arrive pas à juguler la douleur qui monte, l'orgasme qui se developpe de plus en plus, surtout quand tu me doigtes pour le faire sortir. Pour toi, pour ton plaisir. 

Tu reviens sur ces cris que ne sortent pas. Sur mes larmes qui te font bander car elles sont mes cris silencieux. De mon envies de libérer ces hurlements qui ne sortent pas comme une dernière barrière, comme une forme de resistance à ne pas tout donner. Que j'aimerais te les offrir, tu ne peux pas imaginer à quel point. 

Tu me dis aussi, quand assise à tes pieds, la tête posée sur le fauteuil que tu me caresses le dos, le corps, que tu embrasses ma muque, là où nous irons, là où tu vas m'emmener. Dans tes perversions qui seront miennes. Dans mes perversions les plus extrêmes, celles dont je t'ai vaguement parlé un jour. Ces perversions dont on ne s'avoue pas quelles puissent être au risque d'être brulée vive sur le bûcher, pour actes de sorcellerie. Tes mots sussurer à mes oreilles me font mouiller, même si je ne te le dis pas. 

Au moment de partir, tu détaches la ceinture de mon peignoire. Un dernier "test" de ta part, tu l'entoures sur mon cou et sers. Non, je ne fais rien pour t'arrêter. Tu le fais de toi même quand tu comprends l'eclair dans mon cerveau, dans mon corps et que tu me retiens de ne pas tomber. Oui, j'ai confiance en toi...

Tes dernies mots me font sourire "Ils ont tous torts, tu es soumise. Il suffit de te comprendre" et toi, tu y arrives si bien. 

 

Ca y est, tu es parti, je me sens vidée, fragilisée par mes confidences, par tes mots, ta douceur. Par cette certitude d'encore et de continuité d'un nous. Fragilisée mais aussi plus forte de toi. 

 

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