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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 11:06

alpern.1276185712En ce soir de week end prolongé, je suis tranquillement installée sur un fauteuil, chez moi, dans le noir. Cela n'arrive souvent, posée face à la fenêtre à regarder le temps qui passe tout en pensant à demain, à aujourd'hui, à rien. Paris est vide, mon immeuble est dépeuplé, ils sont tous partis.

Quand j'ai vu la lumière d'en face s'allumer, je n'en ai pas été plus surprise que cela. Quand je me suis aperçue qu'il avait ramené une conquête, je l'ai été encore moins. 

Il faut dire que même si nous ne nous connaissons pas, nous avons une sorte de pacte entre nous. Depuis que j'ai emménage quelques semaines auparavant, nous laissons la lumière allumée et les rideaux ouvert lorsque nous sommes accompagnés. Jamais nous ne parlons, jamais nous ne nous regardons franchement, mais ce partage d'intimité doit, tout autant que moi l'amuser et l'exciter. Cela ne nous arrive pas souvent, je ne prends pas cela comme de l'exhibitionnisme pure. Juste un partage de plaisir. Il sait que je regarde quand je suis là, je sais qu'il en fait de même, mais cela ne va jamais plus loin.

Ce soir la sienne est blonde, fade à mon goût, sans grand intérêt. Le voir la bécoter sans grand entreint, ne m'intéresse guère. Je suis fatiguée et ne suis pas sure d'avoir envie de le mater ce soir. 

Je vais à la cuisine me faire un thé. ce n'est qu'en traversant le salon que je vois qu'il a ouvert la fenêtre en grand. C'est la première fois qu'il fait ça, même si la température est agréable. Peut-être que fadette a trop chaud. La pauvre avec ce qu'il l'attend, elle n'a pas fini de transpirer. 

En fait, le jeu peut être amusant. Je reprends mon poste d'observation. Et je fais bien ! Sans beaucoup de ménagement, il la menotte au garde fou. Je peux voir le visage de sa proie, barré d'un bâillon. Je comprends mieux la fenêtre ouvert, aucun son de peu sortir de sa bouche. Je vois aussi son regard à lui, fixé sur moi. Il ne peut pas savoir que je suis là. Je n'ai allumé aucune lumière depuis que je suis rentrée. Je me fais certainement des illusions. Il ne me regarde pas, il ne me voit pas, il cherche l'inspiration de ce qu'il va lui faire subir. 

je vois qu'il ne va pas beaucoup réfléchir, sa main sur la nuque de cette fille l'oblige à appuyer son menton sur la rambarde. Quelle position dure à tenir. Je pressens qu'elle va avoir mal, très mal. J'avoue que ça me laisse perplexe, jamais encore cet homme n'a usé du sadisme avec une ce ces conquêtes. Même si je n'avais été accompagné de mon éducateur qu'une fois, il avait certainement vu mon plaisir dans le mal. Mes relations n'ont aucune équivoque que ce soit le martinet, la cravache, la cire ou autres petits jeux, il les avait observé, maintenant ce ne faisait plus aucune équivoque. 

Mais là, ce soir il me surprend. Je comprends quand je vois s'abattre sa main sur la croupe de la chose qu'il sait bien ce qu'il fait. Son geste est assuré, il ne tremble pas. Son bras se lève, s'abat, frappant de gauche à droit. Sur de lui, de son fait. 

Que faire ? Lui signifier ma présence ou pas ? je décide que oui. Je déplace le fauteuil pour le mettre bien en face de lui et allume une lumière. Et me rassoie tranquillement installée pour savourer le spectacle qui m'attend. 

Maintenant, je sais que le sourire qu'il fait, m'est destiné. Il ne regarde pas la chose qui est sous sa coupe. Il me fixe, je ne peux pas dire qu'il me regarde dans les yeux, mais c'est l'impression que j'en ai. Yeux dans les yeux, il m'offre ce spectacle en souriant. Il me fait comprendre son statue de Maître. Et je sourie en retour, de ce plaisir de la compréhension, de l'offrande qu'il me fait. 

Je ne vois plus la femelle, je suis à ma façon à sa place. Quand il prend une cravache et l'abat sur ses hanches, les miennes les ressentent. Je veux encore plus de partage avec lui, j'ouvre ma fenêtre à mon tour, enlève le peignoir que j'avais sur le dos. Il me regarde toujours quand je me pose dans le fauteuil, les pieds en appuies sur le chambranle de la fenêtre, m'offrant à lui, à son regard, à nos vices. 

D'un mouvement de la tête, il me remercie. Nous nous sommes comprit dans nos silences. Pour faire honneur à notre soirée, je le vois prendre un martinet dont les lanières en cuir, sont assez longues. Je ne sais pas exactement où elles s'abattent, mais je les envies sur moi, sur mon sexe, sur mes fesses, sur mon dos. D'elle, je ne vois que des grimaces de douleurs. Elle n'est pas fait pour ça, je le sais. Elle ne tient pratiquement plus debout. Seule ses poignets attachés à la rambarde restent en l'air. Je pense qu'elle s'est agenouillée, effondrée sur son parquet, en pleure. De plaisir, c'est tout ce que je lui souhaite.

Même si le jeu entre lui et moi m'excite, même si mon envie première est de le voir continuer encore et encore. Je lui fais, de ma place d'observatrice, un signe de la tête pour lui signifier qu'il faut qu'il stoppe. La chose doit redevenir une femme. Il faut savoir s'arrêter u bon moment, ne jamais aller trop loin. 

Il l'a détache avec beaucoup de ménagement, elle se dégage d'un mouvement d'épaule et part dans, ce que je suppose etre, la salle de bain. Lui se poste droit face à sa fenêtre, face à moi. 

C'est à moi de prendre une initiative, je n'ai pas bougé d'un pouce, les jambes toujours écartées, les pieds en appuis, je commence à me caresser tout en le regardant. Lui ne bouge pas, il est à son tour au spectacle. J'avoue qu'excitée comme il m'avait excitée, je n'ai pas mis longtemps à lui offrir ma jouissance. Avec son sourire ineffaçable aux lèvres, il a refermé sa fenêtre. J'en ai fait de même. 

Le lendemain, en me réveillant, je me suis demandé si c'était un rêve que j'avais fait. J'ai su que c'était la réalité quand j'ai vu un mot glissé sous ma porte d'entrée. Il me disait "Ce soir, tu es à moi !"

J'ai souris et attendu le soir....

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Published by obscure-clarte - dans Texte
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commentaires

Klaus 14/09/2012 11:12

C'est mieux de le vivre que de l'imaginer, je trouve...

Klaus 14/09/2012 10:54

Très belle expérience, joliment décrit.

obscure-clarte 14/09/2012 11:01



Expérience ou imagination ?!



Gemini 17/08/2012 09:06

Très beau texte :p Du vécu dirait on
Bien écrit
Si je ne partage pas le plaisir dans la douleur je comprends que l'on puisse l'aimer

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