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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 10:48
Je ne sais pas ce qui m'a prit, une pulsion, plus forte que les autres jours, fait que sans trop m'en rendre compte, je me retrouve à traverser Paris pour aller le voir. 
Lui, l'inconnu, celui qui écrit des textes à faire fondre des cœurs de pierre. Lui dont je ne connais que le pseudo, lui dont je sais que peu, que ces quelques mots jetés sur un écran. Ces maux de vivre, ces mots d'aimer et cette envie d'en-vie.Sur sa page Facebook, Il avait juste laissé quelques photos et une indication sur son lieu de travail, sans peur et comme une bravade, peut être à l'attention de celle pour qui il écrit de si touchant textes. Ne croyez pas que je les ai pris pour moi, juste une très forte curiosité de voir, sans forcément parler à celui à qui j’écris de temps en temps mes perversions. Bref, j'avais tout pour le voir et me voilà en cet fin d'après-midi à l'opposée de chez moi, devant la boutique dans laquelle il travaille. Je sais qu'il est là, je l'ai reconnu en regardant dans la vitrine. Il y a eue comme un déferlement en moi quand je l'ai aperçu et pendant les 5 minutes qui ont suivi, je n'ai rien pu faire d'autre que faire semblant de lire les couvertures des livres exposés. Il est comme sur les photos que j'ai vu de lui, comme je l'imaginais. Et là que faire, partir en courant, entrer, partir, entrer, il faut que je me décide. J'entre, après tout qu'est ce que je risque. Rien. Enfin c'est ce que j'ai cru jusqu'à ce qu'une voix me glisse tout doucement au creux de l'oreille « Que puis je faire pour vous Obscur? ». A ces mots, j'ai su ce que je voulais « Vous ! Un moment avec vous ! ». Mon aplomb me surprit. Je ne m’étais pas retournées, ces mots étaient sortis de ma bouche comme une évidence. Il ne me répondit rien. Je venais de comprendre qu'il était parti, je ne sentais plus sa respiration dans mon dos. Avais-je commis une erreur, ma tête était en ébullition et à nouveau je ne pensais qu'à fuir. Qu'est ce que j'avais fais, help ! au secours !! J’étais tétanisée, je ne pouvais rien faire, quand j'ai senti sa main prendre la mienne. Il était parti récupéré ces affaires et prévenir qu'il partait.
 
Il m'a entraîné vers sa voiture sans mot dire. Il me sait soumise, il a comprit que si j’étais venu c'était pour m'abandonner à lui pour ce moment. C'est tout naturellement qu'il m'a conduit chez lui, toujours en silence, il n'y avait entre nous que des sourires et sa main qui ne me quittait pas. Arrivés dans son appartement, il me plaqua contre la porte, à peine fermée, pour m'embrasser avec une tendresse inouïe. Je lâcha mon sac et lui prit la figure dans mes mains. Avec une douce fermeté, je reculais sa figure afin de le regarder à loisir et de l'apprendre des mes doigts. Un à un, je déboutonnais sa chemise, mon regard toujours dans le sien et lui dis dans un presque murmure « ce soir, je suis là pour vous, uniquement pour vous ». Avec des mouvements mesurés, il se retrouva torse nu et se laissa aller contre le mur. Comment ressentait-il la langue qui courait sur sa poitrine, les baisers déposés ici et là ? Je vis dans son regard qu'il appréciait, même quand mes ongles se firent  griffes. Il me dit, dans un demi sourire « je vous pensais soumise » à quoi je lui répondit « et insoumise, est-ce un problème ?» tout allant dégrafer la ceinture et le jeans, premier rempart pour mes mains joueuse. Effectivement l'une d'elle plongea entre les tissus. Il baissa les paupières à ce frôlement, ce qui me fit sourire. 
Jusqu'où vais-je aller ? je me posais la question. Par jeu, je me sais capable d'arrêter là, de lui faire un grand sourire et de partir, une forme de sadisme bien doux, mais ô combien cinglant... Non, Je ne lui ferai pas cette affront. 
Je l'attirais, donc, vers moi et l'embrassais à pleine bouche, tout en laissant libre cours à la main qui se trouvait posée sur son membre engoncé. Non, je ne pouvais pas le laisser dans cette état, je m'accroupis tout en faisant glisser, jusqu'à ces chevilles, son jeans et son boxer afin de laisser respirer sa verge fière et droite... Ainsi entravé, son gibse pouvait respirer, enfin seulement pendant, les quelques minutes qu'il me fallut pour la regarder, en faire le tour de mes doigts, chercher de mon regard espiègle le sien brillant d'envies. C'est avec un sourire avide que je le pris en bouche, tout en gardant ses yeux dans les miens. Il baissa les paupières bien avant moi, je le laissais à son plaisir pour mieux le lécher. L'entendre gémir renforçait  ma succion.
De nos discussions, je savais qu'il n'oserait pas, sans mon acceptation, employer des mots crus. Sachant qu'il aimait cela, je lui donnais mon accord par un simple "Lâchez vous !". Il comprit mes paroles et commençât par un timide "suces moi bien ! ". Je me pouvais que l'écouter et enfournais son chibre au plus profonde ma gorge, par de langoureux par de langoureux ou fougueux allers-retours, tout en jouant de ma langue. Mes mains n'étant pas en reste, pour l'une, elle malaxait, pétrissait, griffait ses bourses pleines, pour l'autre se promenait entre ses fesses et son torse, et plus précisemment ses tétons.

Plus je m’acharnais sur son sexe et plus ses mots devenaient fort. Plus je sentais qu'il se retenait et plus j'aimais mon vice. C'est à son "t'es qu'une salope" venu de loin en lui que je le pris dans ma main, l'enserrant dans un mouvement de va-et-vient, lui offrant ma langue en reposoir, ma gorge en réceptacle où il se déversât par convulsion dans une longue plainte de jouissance.

Il se laissa glisser le long du mur, se prit la tête dans les mains... Je le regardais quelques minutes. Me releva, prit mon sac et sortit de chez lui.

 

En rentrant chez moi, après tout un périple pour rentrer de sa banlieue, j'allumais mon ordinateur et y trouvais un message de sa part disant "Es-tu un mirage ? " accompagné de son prénom et d'un numéro de téléphone. Je verrai demain si je lui réponds...


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Published by obscur-clarte - dans Texte
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